- Événement
Jeanne Vicerial
Incarnation
Biennale d'Aix
Du 13 juin au 4 octobre 2026

Dans le cadre de la Biennale d’Aix, une carte blanche est donnée à la plasticienne Jeanne Vicerial pour une exposition-parcours reliant quatre lieux patrimoniaux d’Aix-en-Provence : le musée du Pavillon de Vendôme, le musée des Tapisseries, la chapelle de la Visitation et le musée Granet.
Formée au costume et au design vêtement, Jeanne Vicerial explore les frontières entre art et mode, questionnant le corps de la femme dans toutes ses approches et ses mutations, par le prisme de l’histoire de l’art, de la mythologie et du sacré. Ses sculptures de fils noirs, à la fois baroques, silencieuses, poétiques tissent des liens entre design, artisanat, mode, art et science. Cette exposition-parcours va donner à voir les différentes approches de l’œuvre de l'artiste, avec le prêt de collections privées et publiques ainsi que des œuvres créées par l’artiste spécifiquement pour cette exposition.
Le musée du Pavillon de Vendôme sert d’écrin, tel un atelier, un espace de travail et de recherche que l’on visite comme une maison habitée par le processus de création aussi bien anatomique que végétal. Photographies, installations, sculptures, documents, objets de travail et de recherches y sont présentés.
Le musée des Tapisseries est le lieu dédié aux métiers d’art, aux costumes de danse, avec un espace consacré à l’opéra-ballet Atys, la tragédie lyrique de Jean-Baptiste Lully mise en scène et chorégraphiée par Angelin Preljocal et pour lequel Jeanne Vicerial a créé les costumes. Dessins de maquettes de costumes présentés pour la première fois, partitions, extraits de captation, photographies et costumes seront présentés.
La chapelle de la Visitation comme un espace de procession où les oeuvres se rassemblent dans une dimension plus rituelle, avec la mise en espace des gisantes et installation filaire.
Dans la galerie des sculptures du musée Granet, l’intervention se manifeste ici plus discrètement par touches, quelques sculptures installées, ainsi que des bustes féminins en bronze placés dans la galerie des bustes, où seuls les hommes sont présentés. La blancheur des marbres contraste avec le bronze patiné noir. L’anonymat de ces représentations féminines rend hommage à toutes ces femmes invisibilisées. Ce geste vise aussi à introduire une forme de parité et de questionnement dans un espace historiquement dominé par des représentations masculines.
Un travail photographique réalisé avec la photographe Leslie Moquin à la Villa Médicis viendra également interroger les relations entre les corps et les sculptures, en explorant notamment la question de l’agalmatophilie, c’est-à-dire l’attraction pour les statues comme nous pouvons apercevoir les traces de main qui ont caressé les fesses de la sculpture « La Nature s’éveille » sans son consentement.
Tarif : droit d'entrée au musée Granet.
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